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Expositions 2019

"Vagues d’étrangetés "

La première rencontre avec les œuvres exposées surprend. Le regard accroche ces nombreux détails et ces mondes étrangers, révélés par des gestes artistiques aux couleurs monochromes (bleu, noir, rose). Ce regard se confronte d’abord à Quentin Spohn avec la pierre noire avec laquelle il déroule un monde mêlé d’inspirations graphiques, de science-fiction et d’obsessions intranquilles. Avec Pascal Ragoucy, l’étrangeté est ce bleu monochrome recouvrant l’arbre prélevé dans l’environnement immédiat du château. Ce pigment met en tension un monde historique face à un monde végétal par un art de la résonnance contrainte. Éric Schlaeflin et Ka Yue (Trista) Ma proposent un dispositif immersive dans lequel la voix et l’absence sont théâtralisées au travers d’une vision occidentale mêlée à une vision orientale.

Par leurs postures ces artistes dévoilent un visible poétique qui nous emporte dans des flots de sensations. Ces vagues aux couleurs étranges et vives emportent le visiteur dans une déambulation contemplative incertaine. Ainsi le regard nous emporte plus loin que notre présent vers des étrangetés repensées.

Pascal Ragoucy

« Résonnance bleue #1» 2019, arbre, pigments

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La démarche de Pascal Ragoucy est de montrer un univers empreint de sobriété dans lequel la nature prend place. D’abord photographiée, elle devient gravure ou installation. Ici, l’arbre est une création originale pour cette exposition. La tension qui s’installe entre l’arbre bleu et l’environnement historique et patrimonial du lieu permet à la fois une singularisation de l’œuvre, un renforcement de sa présence et une vision renouvelée du Château. Ce monochrome fait resurgir les influences d’Yves Klein et le végétal celles des artistes du Land art ou Lee Ufan.

Ses œuvres sont le moyen de regarder, de constater ce qui nous entoure. «Je me revendique passeur, esprit en éveil, confident attentionné. La transcription du temps, ou plutôt des durées, qui s’imbriquent et se superposent, la perception des énergies en présence, la démonstration de la précarité de ce qui nous entoure, voilà ma voie.»

Ainsi cette œuvre pose le regard afin de mieux observer l’environnement et «libre au spectateur d’y plaquer sa propre histoire, ses propres interrogations...».

Quentin Spohn

Série d’œuvres « Sans titre » 2013, 2014, 2017, pierre noire et acrylique sur toile, dimensions variables

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Artiste de la toile, Quentin Spohn dévoile des espaces remplis de détails disposés en profusion. Ses œuvres créées avec la pierre noire et l’acrylique s’inspirent d’artistes comme Pieter Brueghel, James Ensor, Jérôme Bosch, jeux vidéo ou encore de l’écrivain Éric Sadin. Il invente un monde construit petit à petit, plan par plan, devenant tour à tour fictionnel et réaliste : animaux mystiques, héros de guerre, végétaux, fruits, structure ADN… . Cette profondeur est accentuée par une lumière centrale qui aspire le regard dans des abimes picturaux.

La tonalité et la facture rapprochent les toiles de la gravure, technique aux impressions souvent minutieuses. Cette démarche quasiment obsessionnelle et répétitive donne la sensation d’œuvres non finies et pouvant se prolonger au-delà de la toile. La présence de personnages, d’objets et le format différencient les deux séries. Pourtant dans chacune, cette sensation de vertige prend le visiteur pour le mener vers un ailleurs repensé.

Eric Schlaeflin et Ka Yue (Trista) Ma

« Portraits croisés - Guillestre Hong-Kong 1, 2 et 3 » 2019, vidéo, photographies, objets

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S’inspirant du lieu où se déroule la pièce de Maeterlinck, L’Oiseau bleu, voyage initiatique et onirique d’un jeune garçon - dont est extraite la scène Le Royaume du Futur, la compagnie l’Argile offre une création immersive et intime. Dans cette installation-théâtre, elle invite les visiteurs dans un espace poétique dans lequel les objets s’associent librement. Les voix conduisent vers un jeu de portraits intimes entre elle (Hong-Kong) et lui (Guillestre). Le regard traverse ce processus mnémosyne à l’intérieur de laquelle des présences, des images, des sons surgissent, insistent, disparaissent.

Ce dispositif suscite la lenteur, la contemplation ou la tranquillité tout en ayant la possibilité d’y rester quelques secondes ou plusieurs heures, partir puis revenir. Proche du théâtre, cette compagnie joue avec les codes de la scénographie pour créer une mise en abime du Château et ses évocations. Ces mondes juxtaposés sont un moyen pour le regard de s’évader vers des contrées proches ou lointaines.

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