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Les artistes Inventaire Inachevé

Karim Ghelloussi

« Sans titre (Passagers du silence) », 15 personnages, échelle 1, dimensions variables, 2011-2014, résine, papier mâché, chiffons d’atelier

« Sans titre (l’hallali) », 180 x 215 x 125 cm, 2019, résine, papier mâché, chiffons d’atelier,

« Sans titre (la chasse aux lézards) », 190 x 45 x 30 cm, résine, ciment, tabouret, 2019.

Diplomé de la villa Arson, Karim Ghelloussi voue une prédilection pour les objets trouvés et les matériaux déclassés. À partir de planches de rebut, il confectionne des œuvres composites dont la forme se dessine au fil de la création. Travaillant aussi par assemblage, bris-collage et juxtaposition et n'excluant pas de combler les vides par des éléments de sa fabrication, il élabore un univers poétique dans lequel se côtoient et s'amalgament deux mondes ancrés de part et d'autre de la Méditerranée.

Avec l’œuvre Passagers du Silence, une installation composée d’une quinzaine de sculptures en résine et ciment, il invite à vivre une expérience essentielle.

Celle de la confrontation à une réalité qu’il a su augmenter d’une charge poétique qui, ici, donne toute sa force à ce groupe d’une grande puissance réalisé à taille humaine.

Ces gens, ce sont des migrants auxquels nous sommes visuellement et physiquement confrontés de manière étonnamment directe par l’entremise du geste et de la pensée de l’artiste.

Thématique prise de notre société, il explore aussi la question du drame à travers la figure d’une petite fille dans « La chasse aux lezards ».

Celle-ci regarde au loin les attentats proférés à Nice le jour du 14 juillet 2016. Le regard est donc tourné vers ces morts dans lesquels chacun et chacune s’est probablement identifié.

La mort est encore présente dans cette tête supposée d’un animal, un cerf, à la suite d’une chasse à courre, L’hallali, au cours de laquelle les chiens aboient signalant l’animal chassé.

Cet inventaire de ces actualités transfigurées en œuvre laisse le regard songeur sur ce que peut produire l’être humain.

Adèle Dupret et Jacques Le Bourgeois

« Oratorio » 2019, vidéo, 23’31’’

Adèle Dupret a étudié la sculpture à La Cambre.

Elle travaille principalement le son, la danse et la sculpture.

Elle fait partie du collectif Lithos, un groupe de musiciens jouant sur des instruments en pierre.

Jacques Le Bourgeois a étudié le dessin à La Cambre.

Il aborde le dessin suivant différentes techniques, travaillant d’observation, de mémoire, d’imagination ou d’après photo.

Il réalise aussi des projets sonores et des vidéos.

« Oratorio » est le deuxième projet commun d’Adèle et Jacques.

Ce film tourné dans le nord de l'Italie a pour fil conducteur la pierre.

Il nous montre tantôt les montagnes du Piémont, tantôt les carrières de Massa-Carrare et la ville de Florence.

Des pierres sont nées des histoires : mythologies et visions païennes s’y mêlent. Outre les images captées sur place, plusieurs atmosphères sonores ont été enregistrées et montées.

Un morceau de musique a également été composé pour le film et est interprété par le groupe Lithos.

Paule Riché

« Roches et Empreintes », 53 x 37 cm sans cadres, 2020, Gravures eau forte sur papier arche,

« Instants donnés », 27 x 27cm, 2020, gaufrages sur papier arche et roches présentés sur socle,

« Carrés géologiques : encres topographiques », 95 x 95 cm, 2019, encres sur papier de Chine marouflées sur Dibon,

« Carnet de randonnées du petit Poucet », 30 X 24 x 18 cm, 2020, série de dessins frottages au crayon graphite et mine de plomb sur papier ancien,

« Mont-noir » Roche de marbre du Morin, 2020, roche de marbre noir présenté sur socle.

Diplômée des Beaux-arts de Paris, Paule Riché créé des œuvres s’inspirant du monde et ses alentours.

D’abord encre sur papier, ces œuvres grands formats explorent les thèmes de la nature, la fragilité des écosystèmes et l’environnement.

Leger le pinceau trace des méditations visuelles (méditations sur l’univers, méditations sur l’eau, Ro-Tondo...) et nous offre un hymne à la terre, à sa beauté, à sa vulnérabilité.

Une interrogation sur l’avenir de notre planète qui rappelle l’importance de l’acte artistique comme prise de conscience des enjeux du monde qui nous entoure.

Nouveau projet « Art et Géologie » est un projet d’élaboration de séries autour de notes, récoltes et échantillons issus de randonnées.

Il augure une nouvelle esthétique et thématique autour de la science et de l’art.

La contemplation de la nature comme point de départ à la création.

Donner à voir ce qui est là, sans trop de transformation, au plus proche du processus de création naturelle : méthodiquement récolter, classer, s’appuyer et s’enrichir au contact de professionnels (géologue, botaniste, scientifique) puis dessiner, transformer, «artialiser» - dirait Alain Roger dans son «Court traité du paysage»- ...ces fragments et ainsi initier un inventaire inachevé : collection artistique par zone géographique.

Pascal Ragoucy

« Résonnance bleue #1» 2019, arbre, pigments

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La démarche de Pascal Ragoucy est de montrer un univers empreint de sobriété dans lequel la nature prend place. D’abord photographiée, elle devient gravure ou installation. Ici, l’arbre est une création originale pour cette exposition. La tension qui s’installe entre l’arbre bleu et l’environnement historique et patrimonial du lieu permet à la fois une singularisation de l’œuvre, un renforcement de sa présence et une vision renouvelée du Château. Ce monochrome fait resurgir les influences d’Yves Klein et le végétal celles des artistes du Land art ou Lee Ufan.

Ses œuvres sont le moyen de regarder, de constater ce qui nous entoure. «Je me revendique passeur, esprit en éveil, confident attentionné. La transcription du temps, ou plutôt des durées, qui s’imbriquent et se superposent, la perception des énergies en présence, la démonstration de la précarité de ce qui nous entoure, voilà ma voie.»

Ainsi cette œuvre pose le regard afin de mieux observer l’environnement et «libre au spectateur d’y plaquer sa propre histoire, ses propres interrogations...».

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